Du gaz pauvre au gaz riche

Entre 2018 et 2030, 1,6 million de ménages et d’entreprises belges passeront du gaz pauvre au gaz riche. Les Pays-Bas ont en effet l’intention d’interrompre l’extraction de gaz à Slochteren. Les réserves de gaz s’épuisant, le gouvernement hollandais a décidé de ne plus approvisionner l’Allemagne, le nord de la France ainsi qu’un tiers de la Belgique. Cela se fera progressivement afin que toutes les parties concernées disposent de suffisamment de temps pour procéder aux ajustements nécessaires. Afin de garantir l’approvisionnement à long terme de notre pays, les autorités belges ont décidé de convertir progressivement la Belgique au gaz riche.

Que cela signifie-t-il précisément ? Et que devez-vous faire en tant que citoyen ? Griet Lammens, Sourcing Manager chez essent.be, lève nos incertitudes avec 6 questions et réponses claires.

 

Que sont le gaz pauvre et le gaz riche ?

Deux types de gaz sont distribués en Belgique : le gaz pauvre et le gaz riche, ou gaz à faible et à haute valeur calorifique. Ce qui les distingue, c’est leur valeur calorifique, c’est-à-dire une teneur en énergie différente. En d’autres termes : 1m³ de gaz pauvre produit moins d’énergie que 1m³ de gaz riche. Le gaz pauvre provient des Pays-Bas (Slochteren). Le gaz riche provient de Norvège, du Royaume-Uni ou du Qatar.

 

Comment puis-je savoir le type de gaz que j’utilise ?

Sur le site internet www.legazchange.be, tout le monde peut voir si sa commune passe complètement, partiellement ou pas du tout du gaz pauvre au gaz riche. La majeure partie des consommateurs, situés dans les provinces d’Anvers et du Brabant flamand, consomment aujourd’hui du gaz pauvre. Cela s’applique également aux consommateurs de certaines régions limitrophes avec le Limbourg, Liège, Namur et le Hainaut. Si vous changez de fournisseur, vous serez informé en temps voulu par votre gestionnaire de réseau de distribution et/ou votre fournisseur de gaz. Les appareils tels que les régulateurs de pression, les chaudières, les chauffe-eaux, les cuisinières, les convecteurs et les cheminées décoratives devront faire l’objet d’une mise à niveau technique. Les utilisateurs de gaz en bouteille (propane ou butane) ou de véhicules au gaz (CNG, LPG) ne doivent en revanche pas s’inquiéter.

 

Que dois-je faire de mon côté ?

Toute personne qui effectue le changement sera informé par son gestionnaire de réseau de distribution et/ou fournisseur de gaz. Si vous recevez un avis, vous devrez vous-même programmer la visite d’un technicien agréé. Les pouvoirs publics n’interviennent pas dans le coût de ce contrôle. Un conseil : faites preuve d’efficacité et faites coïncider cette vérification avec le contrôle périodique obligatoire de votre installation de chauffage.

 

Et que faire si je ne le souhaite pas ?

Seul le gaz riche sera disponible via le réseau de distribution de gaz. Les adresses pour lesquelles le régulateur de pression n’a pas été adapté ou remplacé seront déconnectées du réseau de gaz pour des raisons de sécurité.

 

La situation est-elle donc dangereuse ?

Tous les appareils ne fonctionnent pas à la fois avec du gaz pauvre et du gaz riche. Ces appareils doivent être convertis pour des raisons de sécurité et la chaudière a parfois besoin d’une adaptation. Les appareils datant d’avant 1978 devront être remplacés. Outre le risque de sécurité qu’ils présentent, ils ne fonctionneront plus de manière optimale, consommeront plus de gaz que la normale et tomberont plus rapidement en panne.

 

Vais-je payer davantage ?

Non. La conversion du gaz pauvre vers le gaz riche ne change rien à la facture de gaz. Comme nous facturons à nos clients un prix par unité d’énergie (kWh) et non par mètre cube, l’utilisation de gaz à faible ou à haute valeur calorifique ne fait aucune différence pour le consommateur. Si votre niveau de consommation reste le même, le montant de votre facture ne changera donc pas.

 

D’autres questions ?

Ne manquez pas de consulter le site internet www.legazchange.be

 

Griet Lammens